Patrick Brion présente "Anna Karénine" de Julien Duvivier :
C’est après "Panique", l’un de ses plus beaux films que Julien Duvivier tourne "Anna Karenine" le film est produit par la London Film d’Alexander Korda pour qui Duvivier avait mis en scène
en 1941 "Lydia" avec Merle Oberon et Joseph Cotten.
Julien Duvivier souhaitait que le rôle de Vronsky soit interprété par Laurence Olivier mais celui-ci était trop accaparé par son "Hamlet" pour pouvoir accepter, Julien Duvivier et Vivien
Leigh s’opposeront parfois, à propos du personnage d’Anna Karenine.
Eric Bonnefille a rappelé dans l’ouvrage qu’il a consacré à Duvivier, la déclaration de Kieron Moore choisit pour jouer Vronsky : « Elle voulait mettre en évidence le caractère dur et
impérieux de l’obsession d’Anna, le désir charnel que les amants avaient l’un pour l’autre et la nature physique de l’amour ».
Duvivier dira plus tard : « Elle n’était pas le personnage, Anna Karénine est une femme qui donne tandis que Vivien Leigh est une personne qui prend ».
Réalisation : Julien Duvivier. Distribution :Vivien Leigh (Anna Karénine), Ralph Richardson (Alexei Karénine), Kieron Moore (Vronsky), Hugh Dempster (Stefan Oblonsky), Marry Kerridge(Dolly Oblonsky), Marie Lohr (Princesse
Scherbatsky), Frank Tickle (Prince Scherbatsky).
1875. Anna Karénine vit à Saint-Pétersbourg, entourée de son fils et de son mari, un homme austère accaparé par ses fonctions.
Son frère la fait venir à Moscou pour qu'elle interfère en sa faveur auprès de sa femme, la douce Dolly. Au cours du voyage,Anna fait la connaissance
du comte Vronsky et tombe immédiatement sous son charme. Une idylle ne tarde pas à se nouer entre eux. A son retour chez elle, Anna tombe de haut. Son mari, informé de la situation, la repousse et
lui fait savoir qu'il ne veut ni la revoir, ni divorcer. Pour couronner le tout, il fait croire à son fils que sa mère est morte. Désespérée, Anna se tourne vers son amant.