Miracles for Sale
Patrick Brion présente "Miracles For Sale" de Tod Browning :
Vous pourrez voir ce soir "Miracles For Sale" mise en scène par Tod Browning en 1939, "Miracles For Sale" est le dernier film de Tod Browning qui mourra en Octobre 1962 d’un cancer du larynx, comme celui qui avait été son acteur d’élection Lon Chaney.
"Miracles For Sale" est par ailleurs le premier film que Tod Browning réalise depuis "The Devil-Doll : Les Poupées du Diable" mise en scène en 1936.
La mort d'Irving Thalberg qui dirigeait la production de la Metro Goldwyn Mayer et qui avait toujours été le soutien de Browning provoqua la mise à l’écart progressive de celui qui avait réalisé pour le studio : "Freaks" ; "L’Inconnu" ; et "La Marque du Vampire".
Réalisation : Tod Browning.
Distribution : Rober Young (Mike Morgan), Florence Rice (Judy Barclay), Frank Craven (Morgan), Henry Hull (Dave Duvallo), Lee Bowman (Al La Claire), Cliff Clark (Marty Gavigan).
Amateur de prestidigitation, Michael Morgan est réputé pour son scepticisme quant aux pouvoirs paranormaux des pseudo médiums, et se fait un plaisir de les confondre publiquement chaque fois que l'occasion se présente.
Une jeune femme vient lui demander d'enquêter sur un certain docteur Sabbatt, grand invocateur de démons, et l'invite à suivre une de ses grandes séances d'«invocations».
Le soir même, le fameux docteur est retrouvé mort, étranglé au beau milieu d'un pentacle, sur le sol de son appartement, fermé de l'intérieur. Alors que la police piétine, Morgan doit rapidement élucider le mystère avant qu'un autre crime ne se produise.
Source : Webelin
Liens pour le film :
Fiche sur IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0031657
Fiche sur Tod Browning : http://www.imdb.com/name/nm0115218
Un régal, ce film de série B (ou C ?) ! C'est fauché, avec un scénario qui tiendrait sur la tranche d'une feuille de papier à cigarette... et pourtant un délire total. Un merveilleux hommage au théâtre de Grand Guignol avec une séquence d'ouverture hallucinante : la femme coupée en morceaux... à la mitrailleuse ! Ca a du faire son effet dans les salles de 1939 !
L'intrigue policière est sans intérêt mais cela n'a aucune importance. Il y règne le même esprit de music-hall macabre que dans certains épisodes des aventures de Harry Dickson, le détective créé par Jean Ray, ajouté à la touche d'humour browning-esque de "La marque du vampire".